CNA-NKO

Historique du CNA-NKO

Historiquement, c'est avant la Seconde Guerre Mondiale, que des étudiants étrangers ont commencé à venir étudier en Belgique, mais c'est surtout à partir des années 1960 que les maisons d'accueil se sont développées, puis regroupées autour de coordinations telles que le CNA-NKO (créé en 1966), afin de porter leurs revendications et de défendre les droits des étudiants et stagiaires étrangers.

Aujourd'hui fort d'un expérience de plus de 40 ans dans le domaine de l'accueil et l'accompagnement des étudiants étrangers, le CNA-NKO évolue dans un mode en mutations.

Historiquement, c'est avant la Seconde Guerre Mondiale, que des étudiants étrangers ont commencé à venir étudier en Belgique, mais c'est surtout à partir des années 1960 que les maisons d'accueil se sont développées, puis regroupées autour de coordinations telles que le CNA-NKO (créé en 1966), afin de porter leurs revendications et de défendre les droits des étudiants et stagiaires étrangers.

Aujourd'hui fort d'un expérience de plus de 40 ans dans le domaine de l'accueil et l'accompagnement des étudiants étrangers, le CNA-NKO évolue dans un mode en mutations.

 

Déjà avant la seconde guerre mondiale (1940-1945), les étudiants étrangers1, souvent en provenance d'Europe et des Etats-Unis étaient pris en charge par des structures d'accueil.
Après la guerre, les structures d'accueil voient le jour au fur et à mesure qu'affluent les étudiants étrangers en Belgique. Celles-ci présentent pour la plupart un caractère national et sont souvent d'obédience catholique.
A partir des années 1950, des foyers et centres d'accueil sont créés afin d'accueillir les premiers étudiants africains. En 1958, l'Exposition universelle de Bruxelles constitue un tournant dans l'histoire de l'accueil des étudiants et des stagiaires en Belgique car elle favorise les contacts et les rencontres entre peuples. La Maison Africaine est fondée peu après.
Au cours des années 1960, le manque de cadres dans les pays fraîchement décolonisés explique la première vague d'étudiants, pour la plupart originaires d'Afrique, qui affluent vers nos universités et écoles supérieures. L'Office de Coopération au Développement accorde un nombre important de bourses d'étude et confient aux organisations non gouvernementales l'accueil des étudiants. C'est à ce moment que se développent plus largement et un peu partout en Belgique les différentes structures et maisons d'accueil ainsi que des fédérations les coordonnant.
En 1966, les différentes maisons d'accueil éprouvent le besoin de se regrouper autour d'un organisme national, le Comité National d'Accueil  - Nationaal Komitee voor Onthaal (CNA-NKO).

Le CNA-NKO coordonne les différents organismes d'accueil des étudiants du Sud. Il est créé sur une base pluraliste et bilingue et contribue à la fondation du Centre National de Coopération au Développement (CNCD-NCOS). Enregistré comme ASBL le 2 septembre 1970, le CNA-NKO est présidé par le Ministre d'état Lilar. Fonctionnant comme un syndicat, le CNA-NKO a pour objectif de défendre le statut des étudiants étrangers en Belgique.
En 1971, le CNA-NKO crée un Fonds Spécial d'aide aux étudiants non boursiers et en 1975, un Fonds d'aide aux étudiants opposants politiques. A partir de 1976, entouré d'autres organisations travaillant avec les immigrés, le CNA-NKO introduit toutes sortes de revendications auprès des autorités publiques afin d'obtenir des subsides et de valoriser le statut des étudiants étrangers aux sein des institutions belges.
Ces combats aboutissent en 1983 à la création du « Fonds de Partenariat » qui permet au CNA-NKO d'obtenir de la part des organisations non gouvernementales des subventions en faveur des boursiers. En 1997, le CNA-NKO met en place une action appelée « Voyages et travaux de fin d'études » (VTFE) dont l'objectif est de permettre aux étudiants d'obtenir des bourses pour effectuer leurs mémoires dans les pays du Sud. Au cours de cette même année, un programme d'aide aux étudiants en difficultés (ETDI) est instauré. Grâce à lui, les étudiants pouvaient jusqu'en 2008 recevoir une aide financière pour terminer leurs études.
Depuis la fin des années nonante, le CNA-NKO s'est également donné la mission d'établir des contacts entre pays du Sud. C'est pourquoi, il a octroyé un certain nombre de bourses dites « Sud-Sud » afin de favoriser les échanges entre étudiants issus des pays en voie de développement.

1 Dans tout le texte, lorsqu'on évoque les « étudiants étrangers », il faut comprendre « étudiants étrangers issus des pays du Sud ».

   Impression Impression   
Dans le même thème d'articles: